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  • Joseph Owona

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Un voyage qui dure 25 ans!

Une Malaise de 76 ans vivant dans le sud de la Thaïlande qui s’était trompée de bus il y a vingt-cinq ans et avait échoué à l’autre bout du pays a finalement retrouvé sa famille. Parlant uniquement le malais et incapable de parler, de lire ou d’écrire le thaï, Jaeyaena Beuraheng était montée dans un bus en Malaisie en pensant qu’il se dirigeait vers Narathiwat, une des trois provinces à majorité musulmane de la Thaïlande.

En fait, son voyage s’est terminé à 1.200 km au nord de Bangkok. Sa situation a empiré quand elle a pris un autre bus qu’elle croyait aller vers le Sud et échoué à Chiang Mai, encore 300 km plus au nord, rapporte mardi le journal Nation.

Elle a mendié pendant cinq ans avant d’être arrêtée en 1987 et placée dans un centre pour sans-abri dans une province avoisinante. Elle a finalement retrouvé ses huit enfants, à qui on avait fait croire qu’elle était passée sous un train, après que trois étudiants de Narathiwat travaillant au centre lui ont parlé.

Le directeur du centre, Jintana Satjang a déclaré à Reuters que c’était «seulement quand les étudiants sont venus et qu’elle leur a parlé que nous avons réalisé qu’elle n’était pas muette».

Les trois provinces thaïlandaises les plus au sud ont été annexées par Bangkok il y a un siècle mais ont gardé leur identité culturelle. Environ 80% de leur population est musulmane et parle le malais.

Source: Liberation.fr

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acciavi.jpg L’accident d’avion du Boeing 737-800 de la compagnie Kenya Airways qui s’est écrasé à Mbanga Pongo, moins de 5 minutes après son décollage de l’aéroport international de Douala, le 05 mai, constitue le 33e accident d’avion enregistré au Cameroun depuis 75 ans. C’est dans les années 1930 que des avions ont commencé à atterrir au Cameroun. L’aéroclub de Douala reçut ainsi son premier avion en 1934 ; le tout premier transporteur aérien reliant le Cameroun à l’Europe étant la compagnie française UAT.

Le premier accident d’avion en terre camerounaise survient quant à lui le 14 décembre 1945 à Yaoundé, avec la compagnie belge Sabena. Il ne fait heureusement pas de mort. Mais deux années plus tard, les premières victimes sont enregistrées lorsque le AAC.1 de Air France s’écrase le 1er juillet 1947 dans la région d’Eseka, faisant 13 morts. Depuis, 31 autres accidents d’avions sont survenus au Cameroun, emportant au total 508 personnes.

La période actuelle peut être considérée comme la plus noire et la plus triste de l’histoire du transport aérien au Cameroun. En l’espace de 13 mois, trois accidents d’avions sont survenus, avec à la clé, la disparition des 122 personnes qui se trouvaient à bord de ces aéronefs. Il y a d’abord eu l’avion de ravitaillement libyen qui s’est écrasé le 22 avril 2006 à Kousseri, avec ses 6 occupants. Puis, le 24 février 2007, l’avion sud-africain annoncé comme disparu, dont l’épave a été récemment retrouvée sur le Mont Cameroon à Buéa. Et puis…et puis, le crash de la Kenya Airways, l’accident le plus meurtrier jamais survenu au Cameroun : 114 morts !

Les 33 accidents enregistrés sont survenus dans 13 localités différentes. A tout seigneur, toute horreur. Douala, la capitale économique fait figure de région la plus concernée, avec 430 morts pour 13 accidents. Le premier accident survenu ici, le crash d’un Douglas DC-4 de Air France, emporta 29 personnes le 03 février 1951. Puis, il y eut le Douglas DC-7 de la Caledonian Airways qui s’écrasa sur l’une des criques du Wouri le 04 mars 1962, tuant ses 111 occupants ; le crash du Douglas DC-6 de la compagnie UAT qui emporta 55 personnes le 03 mai 1963 et celui du Boeing 737-200 de la Camair, dans la mangrove de Youpwé, le 03 décembre 1995. Pour ne parler que des accidents les plus marquants, avant Mbanga Pongo.

Sur la liste noire, après Douala, il y a la capitale Yaoundé, et ses 23 morts en 5 accidents. Mais aussi, Kousseri, 3 accidents pour 11 morts, dont Michel Baroin, grand maître de la franc-maçonnerie qui périt dans le crash d’un jet privé. On peut signaler aussi les 8 morts de Garoua après deux accidents, ou encore, le Grumman Gulfstream G2 du gouvernement gabonais qui s’était écrasé le 06 février 1980 à Ngaoundéré, tuant 5 personnes. 

Avec ses 508 morts, le Cameroun figure en bonne place, au 8e rang des espaces aériens les plus meurtriers d’Afrique, continent le moins sûr dans le transport aérien mondial. Il arrive juste derrière des pays comme le Nigeria (1414 morts), la RDC (1105), l’Angola (1025), l’Egypte (996), le Maroc (857), le Soudan (671) et la Libye (633). Et encore, le ciel camerounais devient même plus dangereux que celui de tous ces pays, lorsqu’on prend en compte la moyenne de personnes tuées par accident d’avion : 15.3 au Cameroun, contre 15.2 au Nigeria, 12.1 en Libye, 11.4 en Egypte et au Maroc, 10.7 en Angola, 7.9 en RDC et 6.1 au Soudan.

Ces statistiques devraient peut-être constituer une interpellation pour une vraie politique nationale de protection civile et de gestion de telles catastrophes. Les accidents récents ont démontré à quel point celle-ci fait encore cruellement défaut. Dans le cas du Boeing de Kenya Airways, on est allé pendant 48 heures, chercher à des centaines de kilomètres un avion qui s’est écrasé à vol d’oiseau de l’aéroport d’où il venait de décoller. Pis encore, il a fallu trois bons mois, pour retrouver l’épave de l’avion sud-africain. Dans les deux cas, on doit les découvertes à de modestes chasseurs qui ont supplée à l’impuissance et au dénuement des aiguilleurs du ciel. 

Le ciel camerounais, semble-t-il est surveillé à partir de pays voisins. La partie sud dépend  du radar de Brazzaville au Congo et le septentrion, du radar de Ndjamena au Tchad. Que cela coûterait-il au Cameroun de se doter d’un radar, au minimum ? L’Autorité aéronautique nationale parle d’ « importantes sommes d’argent», là où des sources dignes de foi avancent le chiffre de 3 millions d’euros, soit près de deux milliards de Fcfa. En somme, un investissement largement à la mesure du Cameroun qui est tout de même l’un des rares pays au monde à imposer une onéreuse taxe d’aéroport de 10 000 Fcfa à chaque passager sur les vols internationaux. Or, les aéroports de Douala, Yaoundé, Garoua enregistrent en moyenne 250 000 passagers internationaux par an. Soit pour cette seule taxe, des recettes de l’ordre de 2.5 milliards de Fcfa par an. De quoi s’acheter chaque année un radar neuf, du moins si l’on estime que la sécurité du ciel camerounais est une préoccupation. Mais, au fait, où va l’argent collecté avec cette fameuse taxe d’aéroport et qu’en a-t-on fait depuis qu’elle est instituée ? 

 

 

 

Quelques vérités sur les accidents d’avions

 

  • L’Afrique a enregistré en 2006, près de 4.3 accidents d’avions par million de départs. C’est sept fois supérieur au taux de la moyenne mondiale de 0.75. Elle est donc la partie du monde la moins sûre.
  • Il n’y a jamais eu de mort dans des accidents d’avions dans deux pays d’Afrique, les Seychelles et l’ïle Maurice. De toute son histoire, la Sierra Leone a connu un seul mort, lors de l’accident d’un Antonov de African Air Charter le 1er avril 1995 à Kenema. La Guinée-Bissau, quant à elle, n’a enregistré que 5 morts dans deux accidents. D’ailleurs, depuis le 21 décembre 1930 où les deux avions avaient fait ces accidents le même jour, la Guinée-Bissau n’a plus jamais connu d’accident d’avion.
  • Le Bureau d’archives des accidents aéronautiques fait état de 16 345 accidents d’avions de 1918 au 5 mars 2007, dans lesquels 118 316 personnes ont péri. Soit en moyenne 183 accidents par an, dans lequel périssent 7 personnes.
  • Dans les accidents d’avion enregistrés, l’erreur humaine est à 68% la principale cause, la défaillance technique à 20%, la météorologie à 6%, le sabotage à 3%, etc.
  • 51.3% des accidents surviennent à l’atterrissage, 27.5%  en vol, 20.5% au décollage et 0.2% en stationnement.
  • 53.5% surviennent à moins 10km d’un aéroport, 15.6% en plaine, 10.3% en montagne, 9.4% en mer, 1.1% en ville, 0.4% dans le désert, 9.7% en terrain de type inconnu.
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La Chine mise sur l’Afrique

 

En 2005, Pékin a accordé à l'Afrique presque autant de crédits que la Banque Mondiale

Le président chinois, Hu Jintao, a entamé le 30 janvier dernier sa troisième tournée sur le continent africain depuis son arrivée au pouvoir en 2003. Au programme de ce périple, la visite de huit pays: le Cameroun, le Libéria, la Zambie, l’Afrique du sud, la Namibie, le Mozambique, les Seychelles et le Soudan. Tout au long de ses 12 jours de voyage, le président chinois s‘efforcera de consolider les accords signés en novembre 2006 au sommet sino-africain à Pékin. Ces accords sont venus confirmer l’intérêt que les Chinois manifestent pour l’Afrique depuis plusieurs années.

L’irruption de la Chine dans les affaires du continent est un événement majeur du début de ce siècle. Il s’agit d’un bouleversement des rapports de force mis en place au moment des indépendances. Longtemps, l’Afrique a été en relation avec deux partenaires, l’Europe et les Etats-Unis. Désormais, ces deux puissances se voient contestées par la Chine. L’intérêt de la Chine pour l’Afrique est d’abord économique.

Les échanges entre le continent et le pays le plus peuplé de la planète ont été multipliés par 50 entre 1980 et 2005. Ils atteignent désormais environ 40 milliards de dollars. La Chine est actuellement le troisième partenaire commercial du continent, derrière la France et les Etats-Unis. Ce mouvement s’est accéléré au cours des dernières années. D’après les chiffres des douanes chinoises, le commerce entre la Chine et l’Afrique a augmenté de 40% en 2006.

Les matières premières dont le continent regorge intéressent la Chine. Deux produits attirent tout particulièrement Pékin: le pétrole et le coton. A elles deux, ces productions représentent, selon des chiffres de la Cnuced (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le développement), 68 % des importations chinoises d’Afrique. Le pétrole est la priorité des Chinois. Entre 1998 et 2005, les importations chinoises de brut africain sont passées de 100.000 à 900.000 barils /jour.

Les compagnies chinoises exploitent et surtout prospectent dans des pays qui n’ont pas encore officiellement découvert de pétrole comme le Niger ou le Mali. Les opérateurs chinois viennent aussi concurrencer Américains et européens dans certains de leurs fiefs comme l’Angola, le Congo ou le Gabon. L’intérêt chinois pour le pétrole africain est dicté par le seul besoin. Avec son taux de croissance à deux chiffres, la machine économique chinoise tourne à plein régime et recherche de nouvelles sources d’approvisionnement.

L’augmentation des achats de coton africain répond à cet appétit de matières premières mais aussi à un choix géopolitique. La Chine entend en effet devenir moins dépendante du coton américain. Entre 40% et 60% de son industrie textile tourne avec des fibres cultivées aux Etats-Unis. En une décennie le coton d’Afrique de l’ouest est passé de 2,2% des importations chinoises à plus de 15%. D’importants producteurs de coton comme le Burkina Faso ou le Bénin vendent plus de 50 % de leur récolte de coton à la Chine.

En Afrique, la Chine achète et prête. Son Plan Afrique décidé pendant la conférence de Pékin prévoit deux milliards de dollars de crédit à taux préférentiel. Cette somme s’inscrit dans un package total de cinq milliards de dollars promis par les dirigeants chinois. Pékin voudrait construire une zone de coopération économique et commerciale et doubler son aide publique au développement pour les trois prochaines années.

Selon des chiffres compilés par le Financial Times, les prêts chinois à l’Afrique sont désormais quasi égaux à ceux accordés au continent par la Banque Mondiale. Ce choix marque une différence claire avec les pratiques des pays occidentaux, qui conditionnent fréquemment leur aide à la bonne gouvernance et au mieux disant démocratique. Cette absence d’intérêt politique pour le continent constitue un retournement de situation, les premiers contacts entre l’Afrique indépendante et la Chine se sont faits sur le terrain politique.

La chine communiste a d’abord soutenu le processus de décolonisation, puis tenté de trouver un soutien diplomatique en Afrique dans sa rivalité avec Taiwan.

Source : bbc.com

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