Présentation

Recommander

Images Aléatoires

  • Suzanne cogite

Texte Libre

Un voyage qui dure 25 ans!

Une Malaise de 76 ans vivant dans le sud de la Thaïlande qui s’était trompée de bus il y a vingt-cinq ans et avait échoué à l’autre bout du pays a finalement retrouvé sa famille. Parlant uniquement le malais et incapable de parler, de lire ou d’écrire le thaï, Jaeyaena Beuraheng était montée dans un bus en Malaisie en pensant qu’il se dirigeait vers Narathiwat, une des trois provinces à majorité musulmane de la Thaïlande.

En fait, son voyage s’est terminé à 1.200 km au nord de Bangkok. Sa situation a empiré quand elle a pris un autre bus qu’elle croyait aller vers le Sud et échoué à Chiang Mai, encore 300 km plus au nord, rapporte mardi le journal Nation.

Elle a mendié pendant cinq ans avant d’être arrêtée en 1987 et placée dans un centre pour sans-abri dans une province avoisinante. Elle a finalement retrouvé ses huit enfants, à qui on avait fait croire qu’elle était passée sous un train, après que trois étudiants de Narathiwat travaillant au centre lui ont parlé.

Le directeur du centre, Jintana Satjang a déclaré à Reuters que c’était «seulement quand les étudiants sont venus et qu’elle leur a parlé que nous avons réalisé qu’elle n’était pas muette».

Les trois provinces thaïlandaises les plus au sud ont été annexées par Bangkok il y a un siècle mais ont gardé leur identité culturelle. Environ 80% de leur population est musulmane et parle le malais.

Source: Liberation.fr

Syndication

  • Flux RSS des articles

                                               d--bat.jpg

La montagne a finalement accouché d’une souris. Annoncé depuis des mois comme le sommet de l’élection présidentielle française de 2007, le face-à-face Sego – Sarko n’a finalement pas tenu ses promesses. Il n’entrera pas dans l’histoire comme un classique du genre. Il n’avait pas ce souffle, ce relief et cette magie qui emballe, captive et emporte l’adhésion. Rien à voir avec les Giscard – Mitterrand de 1974 et 1981, ni même le Mitterrand – Chirac de 1988. On attendait une confrontation de projets sur l’avenir, on a eu droit à un choc de personnalités : Ségolène, humaine et généreuse, Sarkozy, technocrate et pointilleux. La confrontation s’est muée en un dialogue de sourds qui a éclipsé le débat, ennuyeuse discutaillerie parfois, longue chamaillerie surtout.

Pour en faire un débat, il a manqué à ce face-à-face un modérateur. Absents et révérencieux, les journalistes commis à la tâche semblaient faire partie du décor lumineux. A aucun moment, ils n’eurent la main, ni sur le timing, ni sur les échanges, même lorsque ceux-ci volaient bien bas. On pourrait penser que les règles de ce face-à-face leur interdisaient l’irrévérence, pour ne pas paraître partiaux. Mais, ce serait  ignorer que la presse française ne fut pas bien différente durant cette campagne électorale. Docile, le contre-pouvoir qu’elle fut jadis, a renoncé à son devoir citoyen d’impertinence, pour se muer en simple support des pouvoirs.

Egalement, pour faire de ce duel télévisé un grand moment politique, il a peut-être manqué de vrais présidentiables : deux candidats ayant le sens de l’histoire, une vision de l’avenir, un dessein pour la France, et même, pourquoi pas, habitant déjà la fonction. Sarkozy, a fait montre d’une certaine maîtrise technique des dossiers, comme pourrait l’être un bon Premier ministre. Ségolène, quant à elle, confuse et vague, n’est pas parvenue à mettre fin au procès en déficit de compétence, publiquement ouvert contre elle.

L’élection présidentielle de 2007 marque décidément la fin des monstres sacrés de la politique française ; ces hommes, fondateurs ou fédérateurs, ayant une grande idée de leur pays, et sachant la faire partager par le peuple pour le porter vers l’avenir. La France entre dans l’ère des communicants où l’opinion fait les politiques. Une époque où l’image et la forme priment sur le programme et le fond, et où les sondages prennent le pas sur le suffrage universel et imposent un candidat à un parti et un président à un pays.

Des Grecs, jadis, demandaient au sage au Solon : « quelle est la meilleure constitution ? » Il leur répondait : « dîtes-moi d’abord, pour quel peuple et à quelle époque ? » Certains choix fondamentaux dépendent donc de l’époque où on les fait. Aujourd’hui, à l’ère des communicants, l’autorité de De Gaulle suffirait-elle à le faire élire président en France ?

Retour à l'accueil

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Texte Libre

 

La Chine mise sur l’Afrique

 

En 2005, Pékin a accordé à l'Afrique presque autant de crédits que la Banque Mondiale

Le président chinois, Hu Jintao, a entamé le 30 janvier dernier sa troisième tournée sur le continent africain depuis son arrivée au pouvoir en 2003. Au programme de ce périple, la visite de huit pays: le Cameroun, le Libéria, la Zambie, l’Afrique du sud, la Namibie, le Mozambique, les Seychelles et le Soudan. Tout au long de ses 12 jours de voyage, le président chinois s‘efforcera de consolider les accords signés en novembre 2006 au sommet sino-africain à Pékin. Ces accords sont venus confirmer l’intérêt que les Chinois manifestent pour l’Afrique depuis plusieurs années.

L’irruption de la Chine dans les affaires du continent est un événement majeur du début de ce siècle. Il s’agit d’un bouleversement des rapports de force mis en place au moment des indépendances. Longtemps, l’Afrique a été en relation avec deux partenaires, l’Europe et les Etats-Unis. Désormais, ces deux puissances se voient contestées par la Chine. L’intérêt de la Chine pour l’Afrique est d’abord économique.

Les échanges entre le continent et le pays le plus peuplé de la planète ont été multipliés par 50 entre 1980 et 2005. Ils atteignent désormais environ 40 milliards de dollars. La Chine est actuellement le troisième partenaire commercial du continent, derrière la France et les Etats-Unis. Ce mouvement s’est accéléré au cours des dernières années. D’après les chiffres des douanes chinoises, le commerce entre la Chine et l’Afrique a augmenté de 40% en 2006.

Les matières premières dont le continent regorge intéressent la Chine. Deux produits attirent tout particulièrement Pékin: le pétrole et le coton. A elles deux, ces productions représentent, selon des chiffres de la Cnuced (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le développement), 68 % des importations chinoises d’Afrique. Le pétrole est la priorité des Chinois. Entre 1998 et 2005, les importations chinoises de brut africain sont passées de 100.000 à 900.000 barils /jour.

Les compagnies chinoises exploitent et surtout prospectent dans des pays qui n’ont pas encore officiellement découvert de pétrole comme le Niger ou le Mali. Les opérateurs chinois viennent aussi concurrencer Américains et européens dans certains de leurs fiefs comme l’Angola, le Congo ou le Gabon. L’intérêt chinois pour le pétrole africain est dicté par le seul besoin. Avec son taux de croissance à deux chiffres, la machine économique chinoise tourne à plein régime et recherche de nouvelles sources d’approvisionnement.

L’augmentation des achats de coton africain répond à cet appétit de matières premières mais aussi à un choix géopolitique. La Chine entend en effet devenir moins dépendante du coton américain. Entre 40% et 60% de son industrie textile tourne avec des fibres cultivées aux Etats-Unis. En une décennie le coton d’Afrique de l’ouest est passé de 2,2% des importations chinoises à plus de 15%. D’importants producteurs de coton comme le Burkina Faso ou le Bénin vendent plus de 50 % de leur récolte de coton à la Chine.

En Afrique, la Chine achète et prête. Son Plan Afrique décidé pendant la conférence de Pékin prévoit deux milliards de dollars de crédit à taux préférentiel. Cette somme s’inscrit dans un package total de cinq milliards de dollars promis par les dirigeants chinois. Pékin voudrait construire une zone de coopération économique et commerciale et doubler son aide publique au développement pour les trois prochaines années.

Selon des chiffres compilés par le Financial Times, les prêts chinois à l’Afrique sont désormais quasi égaux à ceux accordés au continent par la Banque Mondiale. Ce choix marque une différence claire avec les pratiques des pays occidentaux, qui conditionnent fréquemment leur aide à la bonne gouvernance et au mieux disant démocratique. Cette absence d’intérêt politique pour le continent constitue un retournement de situation, les premiers contacts entre l’Afrique indépendante et la Chine se sont faits sur le terrain politique.

La chine communiste a d’abord soutenu le processus de décolonisation, puis tenté de trouver un soutien diplomatique en Afrique dans sa rivalité avec Taiwan.

Source : bbc.com

Rechercher

overblog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus