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Un voyage qui dure 25 ans!

Une Malaise de 76 ans vivant dans le sud de la Thaïlande qui s’était trompée de bus il y a vingt-cinq ans et avait échoué à l’autre bout du pays a finalement retrouvé sa famille. Parlant uniquement le malais et incapable de parler, de lire ou d’écrire le thaï, Jaeyaena Beuraheng était montée dans un bus en Malaisie en pensant qu’il se dirigeait vers Narathiwat, une des trois provinces à majorité musulmane de la Thaïlande.

En fait, son voyage s’est terminé à 1.200 km au nord de Bangkok. Sa situation a empiré quand elle a pris un autre bus qu’elle croyait aller vers le Sud et échoué à Chiang Mai, encore 300 km plus au nord, rapporte mardi le journal Nation.

Elle a mendié pendant cinq ans avant d’être arrêtée en 1987 et placée dans un centre pour sans-abri dans une province avoisinante. Elle a finalement retrouvé ses huit enfants, à qui on avait fait croire qu’elle était passée sous un train, après que trois étudiants de Narathiwat travaillant au centre lui ont parlé.

Le directeur du centre, Jintana Satjang a déclaré à Reuters que c’était «seulement quand les étudiants sont venus et qu’elle leur a parlé que nous avons réalisé qu’elle n’était pas muette».

Les trois provinces thaïlandaises les plus au sud ont été annexées par Bangkok il y a un siècle mais ont gardé leur identité culturelle. Environ 80% de leur population est musulmane et parle le malais.

Source: Liberation.fr

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Ils l’ont fait ! Ils l’ont osé faire. Les dirigeants de la Fédération camerounaise de football ont décidé de maintenir Mont Cameroon de Buéa en première division. Contredisant ainsi radicalement la Commission de discipline de la fédération qui, une semaine plus tôt, avait relégué en ligue départementale l’équipe de Buéa accusée, et même convaincue au moins, de tentative d’achat de match, lors de la rencontre Racing - Mont Cameroon du 3 septembre 2006 à Bafoussam. Aucun élément nouveau n’est pourtant intervenu en une semaine, qui justifierait aujourd’hui un tel revirement spectaculaire dans une affaire aussi grave.

 

Initialement, les membres de la Commission de discipline avaient fondé leur décision de rétrogradation sur leur intime conviction basée sur des témoignages et les auditions des personnes impliquées, ainsi que sur la foi des faits dénoncés par écrit dès le coup de sifflet final de ce match scandaleux, par le commissaire du match et des joueurs de Racing de Bafoussam, dont le capitaine. La Commission des recours de la fédération reproche à la Commission de discipline d’avoir basé sa décision sur cette intime conviction, ce qui serait contraire aux textes de la fédération. Le verdict de la Commission de discipline est pourtant parfaitement légal. Il est conforme aux textes de la fédération, et notamment à l’article 22 du règlement intérieur de la Fécafoot qui dispose que « 1) les organes juridictionnels apprécient librement les preuves, 2) ils peuvent notamment tenir compte de l’attitude des parties au cours de la procédure, 3) ils décident sur la base de leur intime conviction ».

 

Le juridisme alambiqué de la Fécafoot ne suffit donc pas à justifier ce revirement surprenant. Surtout quand on sait qu’il y a moins d’un mois,  le club As Cetef de Douala a été admis en première division par la même fédération, en violation flagrante de ses textes. Les raisons sont ailleurs, peut-être dans cette menace que l’on prête aux Anglophones de vouloir organiser leur petit championnat régional à eux dans les provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le moins que l’on puisse constater est que la Fecafoot n’a plus d’autorité sur le football camerounais. Ses propres structures ne lui obéissent plus. Mérite-t-elle seulement qu’on lui obéisse encore dès lors qu’elle n’obéit pas elle-même aux lois qu’elle s’est données? Ses décisions ne sont plus ni légales, ni justes, ni fermes. Elles sont toujours contestables et tout le monde les conteste.

 

Dans les affaires As Cetef – Tonnerre, hier Mont – Cameroon – Racing – Impôts aujourd’hui, et sans doute Panthère de Bangangté demain, le serpent, véritablement, se mord la queue. La fédération de Iya Mohamed est rattrapée par son propre système. Elle ne peut plus sanctionner personne. Elle ne peut pas non plus faire plaisir à tout le monde dans les petits arrangements entre amis. Elle est coincée, bloquée, paralysée. Personne, même pas le président de la fédération ne peut dire avec certitude quand démarrera le prochain championnat de première division, et avec combien de clubs : 16, 18, 20, 22 ? et  pourquoi ?

 

Jamais, au grand jamais, le football camerounais n’a été aussi bas, depuis le scandale de la 8e Coupe d’Afrique des Nations. Le jugement du match Racing – Mont Cameroon est la forfaiture de trop. Cette forfaiture engage le gouvernement camerounais qui ne peut plus continuer à assister silencieux à la mort du football national, en prenant indignement pour prétexte de son inertie, sa révérence aux textes de la Fifa qui elle-même, est  outrée par les échos venant du pays de Roger Milla.

 

Désormais donc, le gouvernement sera complice de l’assassinat du football national. Rien aujourd’hui ne s’opposerait au retrait de l’agrément qu’il continue d’accorder à la Fécafoot pour la gestion du service public qu’est le football. Quatre raisons majeures au moins, plaident pour ce retrait d’agrément : 1) le football camerounais ne produit plus les résultats sportifs qui masquaient jusqu’ici sa faillite, 2) la fédération est désormais incapable d’organiser ses propres compétitions, 3) l’éthique sportive est bafouée avec la complicité de la Fécafoot qui avalise les marchandages autour des matches, ainsi que la violence sur les stades contre ses propres officiels, 4) les  textes de la fédération ne sont plus lois, et ceux qui sont chargés de veiller à leur respect sont les premiers à les violer.

 

Il est temps de secouer le cocotier. A moins que ce gouvernement ne soit même pas à la mesure de la Fécafoot dont les dirigeants bénéficieraient alors de la suprême inviolabilité.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans : chez les lions
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La Chine mise sur l’Afrique

 

En 2005, Pékin a accordé à l'Afrique presque autant de crédits que la Banque Mondiale

Le président chinois, Hu Jintao, a entamé le 30 janvier dernier sa troisième tournée sur le continent africain depuis son arrivée au pouvoir en 2003. Au programme de ce périple, la visite de huit pays: le Cameroun, le Libéria, la Zambie, l’Afrique du sud, la Namibie, le Mozambique, les Seychelles et le Soudan. Tout au long de ses 12 jours de voyage, le président chinois s‘efforcera de consolider les accords signés en novembre 2006 au sommet sino-africain à Pékin. Ces accords sont venus confirmer l’intérêt que les Chinois manifestent pour l’Afrique depuis plusieurs années.

L’irruption de la Chine dans les affaires du continent est un événement majeur du début de ce siècle. Il s’agit d’un bouleversement des rapports de force mis en place au moment des indépendances. Longtemps, l’Afrique a été en relation avec deux partenaires, l’Europe et les Etats-Unis. Désormais, ces deux puissances se voient contestées par la Chine. L’intérêt de la Chine pour l’Afrique est d’abord économique.

Les échanges entre le continent et le pays le plus peuplé de la planète ont été multipliés par 50 entre 1980 et 2005. Ils atteignent désormais environ 40 milliards de dollars. La Chine est actuellement le troisième partenaire commercial du continent, derrière la France et les Etats-Unis. Ce mouvement s’est accéléré au cours des dernières années. D’après les chiffres des douanes chinoises, le commerce entre la Chine et l’Afrique a augmenté de 40% en 2006.

Les matières premières dont le continent regorge intéressent la Chine. Deux produits attirent tout particulièrement Pékin: le pétrole et le coton. A elles deux, ces productions représentent, selon des chiffres de la Cnuced (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le développement), 68 % des importations chinoises d’Afrique. Le pétrole est la priorité des Chinois. Entre 1998 et 2005, les importations chinoises de brut africain sont passées de 100.000 à 900.000 barils /jour.

Les compagnies chinoises exploitent et surtout prospectent dans des pays qui n’ont pas encore officiellement découvert de pétrole comme le Niger ou le Mali. Les opérateurs chinois viennent aussi concurrencer Américains et européens dans certains de leurs fiefs comme l’Angola, le Congo ou le Gabon. L’intérêt chinois pour le pétrole africain est dicté par le seul besoin. Avec son taux de croissance à deux chiffres, la machine économique chinoise tourne à plein régime et recherche de nouvelles sources d’approvisionnement.

L’augmentation des achats de coton africain répond à cet appétit de matières premières mais aussi à un choix géopolitique. La Chine entend en effet devenir moins dépendante du coton américain. Entre 40% et 60% de son industrie textile tourne avec des fibres cultivées aux Etats-Unis. En une décennie le coton d’Afrique de l’ouest est passé de 2,2% des importations chinoises à plus de 15%. D’importants producteurs de coton comme le Burkina Faso ou le Bénin vendent plus de 50 % de leur récolte de coton à la Chine.

En Afrique, la Chine achète et prête. Son Plan Afrique décidé pendant la conférence de Pékin prévoit deux milliards de dollars de crédit à taux préférentiel. Cette somme s’inscrit dans un package total de cinq milliards de dollars promis par les dirigeants chinois. Pékin voudrait construire une zone de coopération économique et commerciale et doubler son aide publique au développement pour les trois prochaines années.

Selon des chiffres compilés par le Financial Times, les prêts chinois à l’Afrique sont désormais quasi égaux à ceux accordés au continent par la Banque Mondiale. Ce choix marque une différence claire avec les pratiques des pays occidentaux, qui conditionnent fréquemment leur aide à la bonne gouvernance et au mieux disant démocratique. Cette absence d’intérêt politique pour le continent constitue un retournement de situation, les premiers contacts entre l’Afrique indépendante et la Chine se sont faits sur le terrain politique.

La chine communiste a d’abord soutenu le processus de décolonisation, puis tenté de trouver un soutien diplomatique en Afrique dans sa rivalité avec Taiwan.

Source : bbc.com

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