Une Malaise de 76 ans vivant dans le sud de la Thaïlande qui s’était trompée de bus il y a vingt-cinq ans et avait échoué à l’autre bout du pays a finalement retrouvé sa famille. Parlant uniquement le malais et incapable de parler, de lire ou d’écrire le thaï, Jaeyaena Beuraheng était montée dans un bus en Malaisie en pensant qu’il se dirigeait vers Narathiwat, une des trois provinces à majorité musulmane de la Thaïlande.
En fait, son voyage s’est terminé à 1.200 km au nord de Bangkok. Sa situation a empiré quand elle a pris un autre bus qu’elle croyait aller vers le Sud et échoué à Chiang Mai, encore 300 km plus au nord, rapporte mardi le journal Nation.
Elle a mendié pendant cinq ans avant d’être arrêtée en 1987 et placée dans un centre pour sans-abri dans une province avoisinante. Elle a finalement retrouvé ses huit enfants, à qui on avait fait croire qu’elle était passée sous un train, après que trois étudiants de Narathiwat travaillant au centre lui ont parlé.
Le directeur du centre, Jintana Satjang a déclaré à Reuters que c’était «seulement quand les étudiants sont venus et qu’elle leur a parlé que nous avons réalisé qu’elle n’était pas muette».
Les trois provinces thaïlandaises les plus au sud ont été annexées par Bangkok il y a un siècle mais ont gardé leur identité culturelle. Environ 80% de leur population est musulmane et parle le malais.
Source: Liberation.fr
Les élections législatives et municipales couplées qui viennent de se tenir au Cameroun pouvaient-elles échapper aux enjeux nationaux du moment ? Inévitablement, le débat passionné pour ou
contre la modification de la constitution a pris le pas sur les questions de proximité finalement très peu évoquées par les candidats. L’opposition a battu campagne, demandant aux électeurs de ne
pas donner au président Biya, les moyens de s’éterniser au pouvoir. Elle répondait ainsi au Rdpc, le parti au pouvoir, qui a placé le président au
centre de sa campagne électorale. Paul Biya a pourtant été reconduit à la tête du pays il y a trois ans seulement, lors de la présidentielle d’octobre 2004 qui lui a octroyé un nouveau mandat de
7 ans ; le second septennat, et donc aussi le dernier, au vu de l’article 6 de la constitution qui limite à deux, le nombre de mandats d’un président à la tête de l’Etat. Seulement, depuis
la proclamation des résultats de la présidentielle de 2004, des voix se font entendre dans le camp présidentiel, pour souhaiter la modification de la constitution et donner la possibilité au
Prince de solliciter un nouveau mandat. Perspective d’emblée rejetée par l’opposition ; et pas seulement elle.
Jusqu’ici, le Prince dont la parole est particulièrement rare, n’avait pas eu la possibilité de s’exprimer publiquement sur le sujet. Dimanche, au sortir de son bureau de vote, il a été rattrapé par le débat, sous la forme d’une question sibylline posée par un journaliste, Charles Ndongo, qui connaît bien l’homme, maîtrise le sujet et manie à merveille l’art de la subtilité. « Monsieur le Président, beaucoup de choses ont été dites, voire suggérées autour de l’enjeu de ce double scrutin. Qu’est – ce - que vous en attendez, vous-même ? », lui a notamment demandé le journaliste. Allusion manifestement à une opinion ambiante qui prête au Rdpc l’ambition de se donner une majorité confortable dans la prochaine Assemblée nationale, afin de pouvoir, en 2008, modifier la constitution, pour mettre fin à la limitation des mandats présidentiels, dont la durée serait ramenée de 7 à 5 ans. De la sorte, l’élection présidentielle serait anticipée en 2009 et Paul Biya pourrait s’octroyer un nouveau mandat de 5 ans, jusqu’en 2014, l’année de ses 81 ans !
La réponse du Prince, tout aussi sibylline, est pour le moins surprenante : « (…) je veux que les Camerounais aient pleinement conscience que nous sommes entrés dans un processus démocratique durable. Et que maintenant et à l’avenir, les dirigeants seront toujours choisis suivant le même processus. Ce que j’attends dans l’immédiat, c’est des majorités confortables, qui puissent me permettre de continuer à bâtir et à moderniser le pays ». On peut constater que le Prince distingue deux situations différentes : une qui relève de « l’immédiat » et l’autre qui appartient à « l’avenir ». Il prend surtout la peine de s’inclure dans « l’immédiat » et ne parle de « l’avenir » que de manière globale et impersonnelle. Faut-il en déduire que le Prince s’exclut de « l’avenir » ? Surtout, lorsque le président - qui confiait à Yves Mourousi qu’il souhaite qu’on garde de lui l’image d’un homme qui a apporté la démocratie au Cameroun-, invite les Camerounais à prendre conscience que « nous sommes entrés dans un processus démocratique durable », faudrait-il y lire une indication qu’il est arrivé au bout de la mission qu’il s’était assignée ? Une indication d’ailleurs assortie d’un avertissement à ceux qui spéculent sur la succession : les prochains dirigeants du Cameroun ne seront pas désignés par un homme, ils seront démocratiquement élus par le peuple.
Bien d’éléments militent aujourd’hui pour que le Prince raisonne ainsi et ne s’aventure pas à se représenter au terme de son mandat : son âge vénérable, 74 ans – 78 en 2011- qui invite à une retraite bien méritée. L’usure du pouvoir après une longue et riche carrière administrative et politique. Le contexte international, favorable au renouvellement des élites dirigeantes et hostile à la manipulation des lois fondamentales pour des pouvoirs éternels. Et surtout, une procédure périlleuse de modification de la constitution, un tel projet de révision ne pouvant être reçu - sauf coup de force - , étant donné qu’au vu de l’article 64 de la constitution, il porte manifestement atteinte « aux principes démocratiques qui régissent la République ».
Alors, le Prince a-t-il déjà fait son choix pour l’après-2011 ? On devrait s’attendre à ce qu’il n’en dise plus davantage et qu’il fasse durer le suspense le plus longtemps possible. D’abord, pour ne pas avoir à se contredire, si jamais il venait à changer d’avis plus tard. Ensuite, parce que le sujet est particulièrement délicat. Il faut bien qu’il reste le seul maître à bord, ne serait-ce que pour garder toute son autorité sur son équipe et éviter que son camp ne se disloque dans une guerre de succession qui pourrait être impitoyable.
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En 2005, Pékin a accordé à l'Afrique presque autant de crédits que
Le président chinois, Hu Jintao, a entamé le 30 janvier dernier sa troisième tournée sur le continent africain depuis son arrivée au pouvoir en 2003. Au programme de ce périple, la visite de huit pays: le Cameroun, le Libéria,
L’irruption de
Les échanges entre le continent et le pays le plus peuplé de la planète ont été multipliés par 50 entre 1980 et 2005. Ils atteignent désormais environ 40 milliards de dollars.
Les matières premières dont le continent regorge intéressent
Les compagnies chinoises exploitent et surtout prospectent dans des pays qui n’ont pas encore officiellement découvert de pétrole comme le Niger ou le Mali. Les opérateurs chinois viennent aussi concurrencer Américains et européens dans certains de leurs fiefs comme l’Angola, le Congo ou le Gabon. L’intérêt chinois pour le pétrole africain est dicté par le seul besoin. Avec son taux de croissance à deux chiffres, la machine économique chinoise tourne à plein régime et recherche de nouvelles sources d’approvisionnement.
L’augmentation des achats de coton africain répond à cet appétit de matières premières mais aussi à un choix géopolitique.
En Afrique,
Selon des chiffres compilés par le Financial Times, les prêts chinois à l’Afrique sont désormais quasi égaux à ceux accordés au continent par
La chine communiste a d’abord soutenu le processus de décolonisation, puis tenté de trouver un soutien diplomatique en Afrique dans sa rivalité avec Taiwan.
Source : bbc.com