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   L'ordinateur à 100$

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Le projet est l'un des plus ambitieux du genre: cinq millions de ces PCs, appelés XO, vont être livrés à des pays en développement dès l'été prochain. Mais ils pourraint également être disponibles dans le monde industrialisé. Michalis Bletsas, un des responsables du projet, est formel: "si nous commencions à vendre ce portable aujourd'hui, nous pourrions réaliser des profits très intéressants", déclare-t-il. Une des idées à l'étude serait de vendre chaque appareil 200 dollars, soit un pour le prix de deux. Le deuxième irait à un pays en développement. Mais Michalis Bletsas a soin de souligner que "pour l'instant, nous concentrons encore nos efforts vers le lancement du PC dans les pays du tiers monde".

Nicholas Negroponte, président et fondateur du groupe OLPC (one laptop per child - un portable pour chaque enfant), confirme. Il rappelle lui aussi que la principale mission de l'organisation est de livrer ces ordinateurs dans des pays pauvres. Quant à l'idée de vendre ces XO en occident, Nicholad Negroponte souligne que "de nombreuses possibilités commerciales ont été mises à l'étude et pourraient voir le jour en 2008 ou plus tard. Et une de ces idées peut se résumer par la formule 'un ordinateur pour le prix de deux' ". Le portable a été conçu de façon à être aussi bon marché, facile à utiliser, et solide que possible. A terme, le but est de les vendre, donc, à 100 dollars l'unité. Mais le coût actuel de la production est d'environ 150 dollars...

Plusieurs pays sont intéressés et ont annoncé leur intention d'importer des XOs, notamment le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay, le Nigéria, la Libye, le Pakistan et la Thaïlande. Les logiciels de ces portables ont été conçus pour être utilisés dans un contexte éducatif. Les appareils peuvent notamment fonctionner en réseau sans fil, ce qui permettra aux enfants de communiquer par le biais de téléconférences.Le projet vise aussi à permettre aux enfants de dialoguer avec d'autres dans le monde entier. Le moteur de recherches Google collabore au projet - et aidera aussi les enfants à publier leur travail sur Internet.

Selon Michalis Bletsas, OLPC espère mettre le portable en vente dans le courant de l'année prochaine. La difficulté sera "de faire cela de façon efficace sans faire augmenter le prix". Il ajoute que OLPC en dicute avec eBay (le site spécialisé dans les ventes aux enchères sur Internet), de façon à "minimiser les coûts de la chaîne de distribution, qui sont assez élevés en occident".Michalis Bletsas annonce en outre qu'une organisation à but non lucratif sera mise sur pied pour gérer les commandes et les livraisons.Une tâche beucoup plus difficile, selon lui, que de fabriquer les portables.

L'idée serait qu'une fois qu'un client dans le monde industrialisé aura acheté "un XO pour le prix de deux", il sera mis en contact avec l'enfant, dans un pays du tiers monde, qui aura reçu la deuxième machine, et qu'il aura en quelque-sorte "parrainé". Pour Michalis Bletsas, "il est d'une importance vitale que les enfants puissent se connecter. Mon ambition est de leur permettre d'accéder à une quantité immense d'informations qui leur sont inaccessibles pour l'instant". "Cela les stimulera, et leur donnera envie d'approfondir leurs recherches, sans attendre l'aide d'un enseignant ou d'un adulte".

bbc.com

 

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Lundi 10 septembre 2007

On se serait attendu à un remaniement ministériel ; un mouvement d’ampleur, pour tirer les leçons des dernières élections législatives. Mais, le prince vient de prendre tout le monde de court, en procédant vendredi dernier à un réaménagement gouvernemental. Si le remaniement peut permettre de donner une nouvelle orientation ou un nouvel élan à l’activité gouvernementale, le réaménagement permet de résoudre un problème ponctuel. On pourrait donc penser que Paul Biya a voulu résoudre, vendredi dernier, un problème pressant. Un problème manifestement politique, vu la stature et l’importance des ministres limogés. Outre Augustin Kodock, balayé par les législatives du 22 juillet 2007 dans le Nyong-et-Kellé, Dakolé Daïssala et Ebénézer Njoh-Mouelle emportés par l’absence de réaction et de communication du gouvernement aux premières heures du crash d’un avion de la Kenya Airways à Douala en mai dernier, la plupart des ministres en vue, limogés, ont la particularité d’avoir souvent été cités comme membres du G 11. 
Le G11 ou Génération 2011 désigne une nébuleuse yaoundéenne, qui serait constituée de quadragénaires et de quinquagénaires du Rdpc, ministres, directeurs-généraux et hauts cadres de l’Administration publique, à qui l’on prête l’ambition de s’organiser pour prétendre à la succession de Paul Biya à qui la Constitution interdit de se représenter au terme de son second mandat en 2011. Si le prince à qui d’aucuns prêtent l’intention de modifier la Constitution et de se représenter, voulait se débarrasser de ceux qui autour de lui, parient déjà sur sa retraite, on peut penser qu’il a voulu y parvenir en limogeant les ministres Jean-Marie Atangana Mebara, Polycarpe Abah Abah, Urbain Olanguena et Louis-Marie Abogo Nkono, souvent présentés comme membres du G11. Mais, le mouvement du vendredi 7 septembre va bien au-delà du G11. A y regarder de très près, ce réaménagement gouvernemental touche surtout et profondément l’ancienne province du Centre-Sud, l’aire géographique d’origine du prince.
On peut le constater, la plupart des ministres remerciés vendredi sont originaires de la même aire géographique que le président. Un peu comme si le prince avait voulu faire le ménage dans son fief. Plus encore : après l’embastillement de Titus Edzoa et de Pierre-Désiré Engo, la mise au placard de Edouard Akame Mfoumou et Joseph Owona, le Centre-Sud vient de perdre avec Atangana Mebara, Abah Abah et Olanguena Awono, ses derniers représentants d’envergure, susceptibles de prétendre à la succession du prince. Certes, le Centre-Sud reste la région la plus pourvue en ministres, mais elle n’a plus de leader, plus de candidat potentiel. De cette région, le ministre le plus ancien au grade le plus élevé s’appelle désormais Jacques Fame Ndongo. Fidèle du prince, c’est certain. Présidentiable ? Il faut voir. 
Davantage, sur le plan protocolaire, le Centre-Sud perd son envergure. Il n’a plus de ministre d’Etat. Il en comptait pourtant deux jusqu’au réaménagement de vendredi dernier. Les deux ministres d’Etat Léopold-Ferdinand Oyono et Atangana Mebara qui quittent le gouvernement n’ont pas été remplacés sur le plan protocolaire. Cela est d’autant plus marquant que le réaménagement de vendredi dernier crée un vice-premier ministre originaire de l’Ouest et épargne superbement le Grand nord qui conserve donc son poste de vice-premier ministre et ses deux ministères d’Etat. 
C’est clair, Paul Biya muselle les siens, coupables d’empressement gênant pour 2011. Il étouffe les velléités présidentielles venant de son aire géographique. Ce faisant, le prince envoie un signal aux élites du Grand nord qui se veulent héritiers de l’axe Nord – Sud et qui ont pu s’inquiéter et manifester des signes de mécontentement contre l’empressement des sudistes. Le prince espère peut-être ainsi rassurer le Grand nord : il ne prépare pas sa succession avec les siens. Le problème politique auquel le président voulait trouver une solution, semble donc être le Grand nord dont les élites manifestent de plus en plus un certain agacement qui s’est clairement exprimé en acte de rupture récemment, lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale. 
Au-delà de ce problème politique ponctuel, le réaménagement de vendredi dernier, ne permet pas de lire davantage les intentions véritables de Paul Biya. Bien malin qui dira où l’on va et quand on y va. Même les exégètes du discours présidentiel ne s’y retrouvent pas. Le président a récemment fait deux prestations médiatiques contradictoires en l’espace d’un mois. Au sortir de son bureau de vote le 22 juillet, il avait laissé l’impression qu’il entendait se retirer au terme de son mandat. Mais, quelques jours après, dans son dernier message à la nation, il s’est donné un nouveau dessein à la tête du Cameroun, qui pourrait aller au-delà de 2011 ; se présentant notamment en rassembleur de toutes les forces politiques qu’il se disait prêt à associer à l’action de l’Etat. Justement, son premier acte politique posé après cet engagement, n’annonce pas le rassemblement et l’ouverture promis. Que se passe-t-il à Yaoundé ?

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Jeudi 9 août 2007

cour.gif Loin devant le recul du Sdf, la survie de l’Undp, la résistance de l’Udc, la résurrection de Jean-Jacques Ekindi et la majorité indécente du Rdpc, l’événement des élections législatives du 22 juillet 2007 vient peut-être de la Cour suprême. Siégeant comme Conseil constitutionnel, la Cour suprême vient d’annuler le scrutin dans cinq circonscriptions, le Wouri Est, le Nyong et Kellé, le Haut Nkam, le Mayo Tsanaga Nord et le Moungo Sud. Dans ces circonscriptions où sont en jeu 18 des 180 sièges à l’Assemblée nationale, soit 10% de la Chambre, de nouvelles élections doivent être organisées dans les 60 prochains jours. 
L’événement est assez inédit pour ne pas être souligné. Il s’agit bien de la Cour suprême du Cameroun ; une institution qui a fait montre par le passé de subordination au pouvoir politique, se réfugiant souvent derrière une opportune incompétence, pour refuser de sanctionner des fraudes et des irrégularités pourtant avérées. L’exemple de l'élection présidentielle d’octobre 1992 demeurant à ce propos, un déni historique de justice.
Cette fois-ci, la Cour suprême a pris ses responsabilités. L’événement n’est pas seulement inédit. Il est d’importance. 17 sièges qui avaient déjà été attribués au Rdpc, le parti au pouvoir, sont concernés par les scrutins annulés. Et encore, dans des circonscriptions symboliques et disputées, comme le Wouri Est où trône Françoise Foning, l’icône du militantisme Rdpc et où il semblait acquis que le parti des flammes a le droit de remporter une élection par tous les moyens, même les plus illégaux. Cette vague d’annulations aurait même pu être plus importante encore et concerner 30 à 50 sièges de députés, si les conseils juridiques de certains partis politiques de l’opposition avaient su mieux ficeler leurs recours. 
On retiendra donc de ces élections législatives que la Cour suprême sanctionne désormais les fraudes du Rdpc. La Cour s’est enfin émancipée du pouvoir politique. Elle avait d’ailleurs déjà indiqué qu’elle entendait dorénavant prendre ses responsabilités, lorsqu’elle a osé rejeter des candidatures irrégulières du Rdpc, au début de ces élections. Il y a là comme une lame de fond. Ce qui laisse à penser que le mouvement n’est pas ponctuel, mais durable. 
Cette attitude positive de la Cour suprême pourrait être une indication supplémentaire que des lignes bougent au sommet de l’Etat et que quelque chose se passe. Un peu comme si Yaoundé se préparait à la transition, et se prêtait au jeu de la normalisation. Le prince dont le camp  a souvent bénéficié des hésitations et de la protection de la Cour, n’a rien demandé et a surtout laissé faire. Au point d’embarrasser ses partisans et de démobiliser ses fidèles parmi les plus zélés. Ce qui ne manquera pas d’entretenir les spéculations et les analyses liées à ses choix d’avenir.  
Dans tous les cas, la Cour suprême envoie un message en forme d’avertissement sérieux aux professionnels de la tricherie et de la fraude électorale : rien ne se fera plus comme avant. Le précédent est là. Si la Cour annule des élections frauduleuses aujourd’hui, elle pourra encore en annuler d’autres demain. La reprise des scrutins dans les cinq circonscriptions où les élections ont été annulées, permettra déjà de savoir si les Françoise Foning et consorts, ont compris le message et peuvent s’inscrire dans un processus électoral propre.

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Lundi 23 juillet 2007

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Les élections législatives et municipales couplées qui viennent de se tenir au Cameroun pouvaient-elles échapper aux enjeux nationaux du moment ? Inévitablement, le débat passionné pour ou contre la modification de la constitution a pris le pas sur les questions de proximité finalement très peu évoquées par les candidats. L’opposition a battu campagne, demandant aux électeurs de ne pas donner au président Biya, les moyens de s’éterniser au pouvoir. Elle répondait ainsi au Rdpc, le parti au pouvoir, qui a placé le président  au centre de sa campagne électorale. Paul Biya a pourtant été reconduit à la tête du pays il y a trois ans seulement, lors de la présidentielle d’octobre 2004 qui lui a octroyé un nouveau mandat de 7 ans ; le second septennat, et donc aussi le dernier, au vu de l’article 6 de la constitution qui limite à deux, le nombre de mandats d’un président à la tête de l’Etat. Seulement, depuis la proclamation des résultats de la présidentielle de 2004, des voix se font entendre dans le camp présidentiel, pour souhaiter la modification de la constitution et donner la possibilité au Prince de solliciter un nouveau mandat. Perspective d’emblée rejetée par l’opposition ; et pas seulement elle.

Jusqu’ici, le Prince dont la parole est particulièrement rare, n’avait pas eu la possibilité de s’exprimer publiquement sur le sujet. Dimanche, au sortir de son bureau de vote, il a été rattrapé par le débat, sous la forme d’une question sibylline posée par un journaliste, Charles Ndongo, qui connaît bien l’homme, maîtrise le sujet et manie à merveille l’art de la subtilité. « Monsieur le Président, beaucoup de choses ont été dites, voire suggérées autour de l’enjeu de ce double scrutin. Qu’est – ce - que vous en attendez, vous-même ? », lui a notamment demandé le journaliste. Allusion manifestement à une opinion ambiante qui prête au Rdpc l’ambition de se donner une majorité confortable dans la prochaine Assemblée nationale, afin de pouvoir, en 2008, modifier la constitution, pour  mettre fin à la limitation des mandats présidentiels, dont la durée serait ramenée de 7 à 5 ans. De la sorte, l’élection présidentielle serait anticipée en 2009 et Paul Biya pourrait s’octroyer un nouveau mandat de 5 ans, jusqu’en 2014, l’année de ses 81 ans !

La réponse du Prince, tout aussi sibylline, est pour le moins surprenante : « (…) je veux que les Camerounais aient pleinement conscience que nous sommes entrés dans un processus démocratique durable. Et que maintenant et à l’avenir, les dirigeants seront toujours choisis suivant le même processus. Ce que j’attends dans l’immédiat, c’est des majorités confortables, qui puissent me permettre de continuer à bâtir et à moderniser le pays ». On peut constater que le Prince distingue deux situations différentes : une qui relève de « l’immédiat » et l’autre qui appartient à « l’avenir ». Il prend surtout la peine de s’inclure dans « l’immédiat » et ne parle de « l’avenir » que de manière globale et impersonnelle. Faut-il en déduire que le Prince s’exclut de « l’avenir » ? Surtout, lorsque le président - qui confiait à Yves Mourousi qu’il souhaite qu’on garde de lui l’image d’un homme qui a apporté la démocratie au Cameroun-, invite les Camerounais à prendre conscience que « nous sommes entrés dans un processus démocratique durable », faudrait-il y lire une indication qu’il est arrivé au bout de la mission qu’il s’était assignée ? Une indication d’ailleurs assortie d’un avertissement à ceux qui spéculent sur la succession : les prochains dirigeants du Cameroun ne seront pas désignés par un homme, ils seront démocratiquement élus par le peuple.

Bien d’éléments militent aujourd’hui pour que le Prince raisonne ainsi et ne s’aventure pas à se représenter au terme de son mandat : son âge vénérable, 74 ans – 78 en 2011- qui invite à une retraite bien méritée. L’usure du pouvoir après une longue et riche carrière administrative et politique. Le contexte international, favorable au renouvellement des élites dirigeantes et hostile à la manipulation des lois fondamentales pour des pouvoirs éternels. Et surtout, une procédure périlleuse de modification de la constitution, un tel projet de révision ne pouvant être reçu - sauf coup de force - , étant donné qu’au vu de l’article 64 de la constitution, il porte manifestement atteinte « aux principes démocratiques qui régissent la République ».  

Alors, le Prince a-t-il déjà fait son choix pour l’après-2011 ? On devrait s’attendre à ce qu’il n’en dise plus davantage et qu’il fasse durer le suspense le plus longtemps possible. D’abord, pour ne pas avoir à se contredire, si jamais il venait à changer d’avis plus tard. Ensuite, parce que le sujet est particulièrement délicat. Il faut bien qu’il reste le seul maître à bord, ne serait-ce que pour garder toute son autorité sur son équipe et éviter que son camp ne se disloque dans une guerre de succession qui pourrait être impitoyable. 

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Mercredi 20 juin 2007

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Voyager par train au Congo...

 

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...ou en pick-up au Kenya. C'est à chacun de choisir.

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Jeudi 14 juin 2007

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Le Cameroun qui a juste besoin d’un match nul contre le Rwanda ce week-end à Garoua, pour assurer définitivement sa qualification à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, cherche un entraîneur qualifié pour le poste de sélectionneur national laissé vacant l’année dernière par le Néerlandais Ari Haan. Qui sera-ce ? Un nouvel appel d’offre vient d’être lancé par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), pour dénicher l’oiseau rare. Il faudrait l’espérer plus fructueux que le précédent qui a suscité l’intérêt de 42 candidats de 13 nationalités différentes. Entre autres, des Français, des Allemands, des Brésiliens. Certes, mais très souvent du menu fretin ; d’illustres inconnus, des entraîneurs déclinants ou en chômage, prêts à saisir la première perche tendue pour espérer rebondir. Pas en tout cas d’entraîneur à la dimension des légitimes ambitions que les Lions indomptables devraient se donner.

La moisson du premier appel d’offre était si peu qualitative  que le président de la Fécafoot, Iya Mohamed a cru bon d’aller proposer le poste à Artur Jorge, le Portugais qui aurait pu amener les Lions au Mondial allemand s’il avait su se lever de son banc lors du terrible match Cameroun – Egypte du 8 octobre 2005.  Seulement, la perspective d’un retour du moustachu n’a pas l’heur de plaire à tout le monde dans les cercles de décision de Yaoundé où l’on sait avoir la rancune tenace, et où l’on n’a pas oublié l’affront de 2006, avec la démission fracassante du Portugais. Surtout qu’entre temps, Artur Jorge semble lui-même avoir été abandonné par sa science. Depuis son passage camerounais, il n’a pas pu faire mieux qu’une pige infructueuse dans le Golfe persique et une mission de sauvetage en France qui vient de se solder par la déroute du club de Créteil dont il avait la charge et qui est relégué de la Ligue 2 au championnat de National. C’est-à-dire, du championnat de deuxième division au championnat de ligue. Du coup, resurgit la vieille querelle entraîneur étranger ou entraîneur local ? Faut-il à tout prix confier la direction de l’Equipe nationale au premier Européen venu ou ne faudrait-il pas apprendre à responsabiliser des techniciens camerounais dans ce domaine – là aussi ?

Le nouvel appel d’offre lancé par la Fécafoot fait la part belle aux entraîneurs camerounais quelque peu marginalisés par le premier. Ils pourront donc faire acte de candidature. Mais, à l’heure où Cotonsports de Garoua, le club qui domine le championnat camerounais depuis plus d’une décennie, installe des étrangers sur son banc de touche, parce qu’il ne trouve pas d’entraîneur local à sa hauteur, y a-t-il des Camerounais qui soient réellement à la mesure des prochains défis des Lions indomptables, capables de faire le ménage, rajeunir la sélection et rebâtir une Equipe nationale compétitive et conquérante ? Pour la plupart, les entraîneurs locaux actifs sont bien trempés dans les intrigues du milieu, ce qui est loin d’être utile dans la rénovation de l’Equipe nationale. Pratiquement tous n’ont jamais mis les pieds dans un vestiaire professionnel alors qu’ils doivent gérer un vestiaire de professionnels. Certains parmi eux n’ont pas suffisamment de charisme pour pouvoir en imposer même à leurs propres joueurs.  

Reste que la compétence camerounaise dans le domaine de l’encadrement technique ne se limite pas aux deux ou trois entraîneurs locaux qui vont et viennent depuis deux décennies, comme s’ils disposaient de titres fonciers autour des Lions indomptables. Et si on choisissait de regarder au-delà ? Et si l’on décidait de  s’ouvrir à d’autres compétences ? Et si l’on prenait le risque de faire confiance à des noms nouveaux ou à des hommes neufs ? Ces questions, nombre de Camerounais se les posent. Certains voient même en Joseph – Antoine Bell le candidat idoine et ont toujours du mal à comprendre pourquoi cette responsabilité n’a jamais été proposée à l’ancien gardien de buts des Lions indomptables. Depuis une semaine, à Yaoundé comme à Douala, des auditeurs des radios locales n’hésitent pas à solliciter publiquement la candidature de Bell à la tête des Lions. Et pourquoi pas, en effet ?

Joseph – Antoine Bell ne manque pas d’atouts pour le poste. Il a l’expérience et la compétence européennes recherchées, tout en étant Camerounais. Très peu de gens de bonne foi contesteraient sa bonne connaissance du jeu. Footballeur, il a été le modèle de nombre de Lions actuels et aspirants ; il a par conséquent les moyens de remettre un certain ordre dans le vestiaire. De plus, tenu à l’écart de la gestion du football camerounais, il ne manque pas d’idées pour l’aider à rebondir. Un jour du début de la décennie 90, Joseph - Antoine Bell participait à une session spéciale de formation d’entraîneurs de haut niveau, en compagnie d’anciens internationaux français tels que Tigana, Giresse, Fernandez, Amoros et Genghini. Lorsque vint son tour de diriger une séance d’entraînement, Aimé Jacquet, futur entraîneur vainqueur de la Coupe du monde avec la France, tout émerveillé, ne put s’empêcher de s’exclamer : « Le Cameroun a enfin trouvé son sélectionneur ! »

Il avait tort, Aimé. Plus d’une décennie après, le Cameroun cherche toujours un sélectionneur et il refuse d’utiliser celui qu’il a sous la main. Joseph – Antoine Bell, quelle que fût sa science, on n’en veut pas. On peut s’en passer. Et pourquoi Bell ne répondrait-il pas favorablement aux appels publics qui lui sont lancés, en faisant acte de candidature ? Au moins on saurait si le Cameroun, son pays pour lequel il a mouillé le maillot pendant de longues années oserait lui préférer Henri Stambouli – un des entraîneurs français qui parcourent l’Afrique - son remplaçant à Marseille qui se taisait, quand Bell,  capitaine marseillais parlait du jeu.

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Ovni, histoire vraie

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Le Centre national français de la recherche spatiale (Cnes) a mis en ligne jeudi les archives du Geipan, le groupe d'études et d'informations sur les phénomènes aérospatiaux non - identifiés. Parmi ces phénomènes non identifiés, l'étrange "rencontre rapprochée du 3e type" à Cussac (Cantal), en 1967. Le 29 août, deux enfants qui gardent des vaches dans un pré aperçoivent "quatre petits êtres noirs d'environ 1,20 m", "à proximité d'une sphère posée sur l'herbe", explique le Cnes. "Oh, il y a des enfants noirs !", crie le garçon de 13 ans à sa sœur, âgée de 9 ans. C'est alors que "les êtres insolites s'agitent et s'élèvent dans les airs pour rentrer dans la sphère par le haut et la tête la première". Un "retardataire" s'élancera dans le ciel pour rejoindre la sphère déjà au-dessus de la cime des arbres.

La sphère monte silencieusement en spirale, devenant de plus en plus brillante avant de disparaître rapidement dans un sifflement. Subsistent une forte odeur de soufre et un dessèchement de l'herbe sur le lieu du décollage, comme le constateront les gendarmes ultérieurement. Le témoignage des enfants, apeurés, est corroboré par le garde-champêtre, qui n'a pas vu la sphère mais a entendu le sifflement et senti l'odeur de soufre.

Le Gepan, ancêtre du Geipan, mènera une seconde enquête onze ans après les faits sans parvenir à expliquer le phénomène. Et le Cnes d'indiquer en 2007 : "Aucune explication rationnelle n'a été donnée à ce jour de cette rencontre exceptionnelle entre des enfants et des êtres insolites dont il est impossible de nier le comportement intelligent et semblant disposer d'une technologie qui nous est inconnue".

28% de phénomènes non identifiés

Cette affaire étrange fait partie des phénomènes non identifiés ou difficilement explicables "malgré une très bonne collecte d'informations et des témoignages crédibles", selon Jacques Patenet, responsable du Geipan. Ce type de cas représente 28% de l'ensemble des cas d'observations traités par le Geipan. Il y a également des phénomènes non identifiables, faute de données (30% du total) ; des phénomènes probablement identifiés, pour lesquels le Geipan a "des intimes convictions mais sans preuves" (33%) ; et enfin, des phénomènes parfaitement identifiés et explicables (9%).

Pour l'instant, seules les archives des 20 dernières années ont été mises en ligne, soit 400 cas. Mais les dossiers du service, constitués de 100.000 documents (le premier remontant à 1937), concernent un total de 1600 cas et 6000 témoignages. A terme, tous seront mis en ligne, y compris les photos et films collectés. L'essentiel de ces documents est constitué de procès-verbaux établis par les gendarmes et de comptes-rendus de pilotes et de contrôleurs aériens.

Un disque brun au-dessus de Paris

Deuxième affaire inexpliquée : le 28 janvier 1994, un Airbus A300 reliant Nice à Londres survole la région parisienne. Altitude : 11.900 m. Vitesse : 650 km/h. Le chef stewart signale alors au commandant de bord "un phénomène qui fait penser à un ballon météorologique". "C'est un grand disque brun-rouge dont la forme est constamment changeant dont l'altitude est estimée à 10.500 m (...) et qui semble de très grande taille", détaille le Cnes. Durée de la "rencontre" : une minute.

Le pilote qui, comme le copilote, a vu le phénomène ne témoignera pas avant février 1997, "sans doute par crainte du ridicule". L'enquête durera trois ans. Il y a "corrélation absolue entre la signature radar et le phénomène observé". Lequel, qualifié d'"exceptionnel", "n'est pas expliqué à ce jour et laisse la porte ouverte à toutes les hypothèses".

Source : lci.fr

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