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Lundi 10 septembre 2007

On se serait attendu à un remaniement ministériel ; un mouvement d’ampleur, pour tirer les leçons des dernières élections législatives. Mais, le prince vient de prendre tout le monde de court, en procédant vendredi dernier à un réaménagement gouvernemental. Si le remaniement peut permettre de donner une nouvelle orientation ou un nouvel élan à l’activité gouvernementale, le réaménagement permet de résoudre un problème ponctuel. On pourrait donc penser que Paul Biya a voulu résoudre, vendredi dernier, un problème pressant. Un problème manifestement politique, vu la stature et l’importance des ministres limogés. Outre Augustin Kodock, balayé par les législatives du 22 juillet 2007 dans le Nyong-et-Kellé, Dakolé Daïssala et Ebénézer Njoh-Mouelle emportés par l’absence de réaction et de communication du gouvernement aux premières heures du crash d’un avion de la Kenya Airways à Douala en mai dernier, la plupart des ministres en vue, limogés, ont la particularité d’avoir souvent été cités comme membres du G 11. 
Le G11 ou Génération 2011 désigne une nébuleuse yaoundéenne, qui serait constituée de quadragénaires et de quinquagénaires du Rdpc, ministres, directeurs-généraux et hauts cadres de l’Administration publique, à qui l’on prête l’ambition de s’organiser pour prétendre à la succession de Paul Biya à qui la Constitution interdit de se représenter au terme de son second mandat en 2011. Si le prince à qui d’aucuns prêtent l’intention de modifier la Constitution et de se représenter, voulait se débarrasser de ceux qui autour de lui, parient déjà sur sa retraite, on peut penser qu’il a voulu y parvenir en limogeant les ministres Jean-Marie Atangana Mebara, Polycarpe Abah Abah, Urbain Olanguena et Louis-Marie Abogo Nkono, souvent présentés comme membres du G11. Mais, le mouvement du vendredi 7 septembre va bien au-delà du G11. A y regarder de très près, ce réaménagement gouvernemental touche surtout et profondément l’ancienne province du Centre-Sud, l’aire géographique d’origine du prince.
On peut le constater, la plupart des ministres remerciés vendredi sont originaires de la même aire géographique que le président. Un peu comme si le prince avait voulu faire le ménage dans son fief. Plus encore : après l’embastillement de Titus Edzoa et de Pierre-Désiré Engo, la mise au placard de Edouard Akame Mfoumou et Joseph Owona, le Centre-Sud vient de perdre avec Atangana Mebara, Abah Abah et Olanguena Awono, ses derniers représentants d’envergure, susceptibles de prétendre à la succession du prince. Certes, le Centre-Sud reste la région la plus pourvue en ministres, mais elle n’a plus de leader, plus de candidat potentiel. De cette région, le ministre le plus ancien au grade le plus élevé s’appelle désormais Jacques Fame Ndongo. Fidèle du prince, c’est certain. Présidentiable ? Il faut voir. 
Davantage, sur le plan protocolaire, le Centre-Sud perd son envergure. Il n’a plus de ministre d’Etat. Il en comptait pourtant deux jusqu’au réaménagement de vendredi dernier. Les deux ministres d’Etat Léopold-Ferdinand Oyono et Atangana Mebara qui quittent le gouvernement n’ont pas été remplacés sur le plan protocolaire. Cela est d’autant plus marquant que le réaménagement de vendredi dernier crée un vice-premier ministre originaire de l’Ouest et épargne superbement le Grand nord qui conserve donc son poste de vice-premier ministre et ses deux ministères d’Etat. 
C’est clair, Paul Biya muselle les siens, coupables d’empressement gênant pour 2011. Il étouffe les velléités présidentielles venant de son aire géographique. Ce faisant, le prince envoie un signal aux élites du Grand nord qui se veulent héritiers de l’axe Nord – Sud et qui ont pu s’inquiéter et manifester des signes de mécontentement contre l’empressement des sudistes. Le prince espère peut-être ainsi rassurer le Grand nord : il ne prépare pas sa succession avec les siens. Le problème politique auquel le président voulait trouver une solution, semble donc être le Grand nord dont les élites manifestent de plus en plus un certain agacement qui s’est clairement exprimé en acte de rupture récemment, lors de l’élection du président de l’Assemblée nationale. 
Au-delà de ce problème politique ponctuel, le réaménagement de vendredi dernier, ne permet pas de lire davantage les intentions véritables de Paul Biya. Bien malin qui dira où l’on va et quand on y va. Même les exégètes du discours présidentiel ne s’y retrouvent pas. Le président a récemment fait deux prestations médiatiques contradictoires en l’espace d’un mois. Au sortir de son bureau de vote le 22 juillet, il avait laissé l’impression qu’il entendait se retirer au terme de son mandat. Mais, quelques jours après, dans son dernier message à la nation, il s’est donné un nouveau dessein à la tête du Cameroun, qui pourrait aller au-delà de 2011 ; se présentant notamment en rassembleur de toutes les forces politiques qu’il se disait prêt à associer à l’action de l’Etat. Justement, son premier acte politique posé après cet engagement, n’annonce pas le rassemblement et l’ouverture promis. Que se passe-t-il à Yaoundé ?

Par melvin - Publié dans : politique
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Jeudi 9 août 2007

cour.gif Loin devant le recul du Sdf, la survie de l’Undp, la résistance de l’Udc, la résurrection de Jean-Jacques Ekindi et la majorité indécente du Rdpc, l’événement des élections législatives du 22 juillet 2007 vient peut-être de la Cour suprême. Siégeant comme Conseil constitutionnel, la Cour suprême vient d’annuler le scrutin dans cinq circonscriptions, le Wouri Est, le Nyong et Kellé, le Haut Nkam, le Mayo Tsanaga Nord et le Moungo Sud. Dans ces circonscriptions où sont en jeu 18 des 180 sièges à l’Assemblée nationale, soit 10% de la Chambre, de nouvelles élections doivent être organisées dans les 60 prochains jours. 
L’événement est assez inédit pour ne pas être souligné. Il s’agit bien de la Cour suprême du Cameroun ; une institution qui a fait montre par le passé de subordination au pouvoir politique, se réfugiant souvent derrière une opportune incompétence, pour refuser de sanctionner des fraudes et des irrégularités pourtant avérées. L’exemple de l'élection présidentielle d’octobre 1992 demeurant à ce propos, un déni historique de justice.
Cette fois-ci, la Cour suprême a pris ses responsabilités. L’événement n’est pas seulement inédit. Il est d’importance. 17 sièges qui avaient déjà été attribués au Rdpc, le parti au pouvoir, sont concernés par les scrutins annulés. Et encore, dans des circonscriptions symboliques et disputées, comme le Wouri Est où trône Françoise Foning, l’icône du militantisme Rdpc et où il semblait acquis que le parti des flammes a le droit de remporter une élection par tous les moyens, même les plus illégaux. Cette vague d’annulations aurait même pu être plus importante encore et concerner 30 à 50 sièges de députés, si les conseils juridiques de certains partis politiques de l’opposition avaient su mieux ficeler leurs recours. 
On retiendra donc de ces élections législatives que la Cour suprême sanctionne désormais les fraudes du Rdpc. La Cour s’est enfin émancipée du pouvoir politique. Elle avait d’ailleurs déjà indiqué qu’elle entendait dorénavant prendre ses responsabilités, lorsqu’elle a osé rejeter des candidatures irrégulières du Rdpc, au début de ces élections. Il y a là comme une lame de fond. Ce qui laisse à penser que le mouvement n’est pas ponctuel, mais durable. 
Cette attitude positive de la Cour suprême pourrait être une indication supplémentaire que des lignes bougent au sommet de l’Etat et que quelque chose se passe. Un peu comme si Yaoundé se préparait à la transition, et se prêtait au jeu de la normalisation. Le prince dont le camp  a souvent bénéficié des hésitations et de la protection de la Cour, n’a rien demandé et a surtout laissé faire. Au point d’embarrasser ses partisans et de démobiliser ses fidèles parmi les plus zélés. Ce qui ne manquera pas d’entretenir les spéculations et les analyses liées à ses choix d’avenir.  
Dans tous les cas, la Cour suprême envoie un message en forme d’avertissement sérieux aux professionnels de la tricherie et de la fraude électorale : rien ne se fera plus comme avant. Le précédent est là. Si la Cour annule des élections frauduleuses aujourd’hui, elle pourra encore en annuler d’autres demain. La reprise des scrutins dans les cinq circonscriptions où les élections ont été annulées, permettra déjà de savoir si les Françoise Foning et consorts, ont compris le message et peuvent s’inscrire dans un processus électoral propre.

Par melvin - Publié dans : politique
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Lundi 23 juillet 2007

                                                         paul_biya.jpg
Les élections législatives et municipales couplées qui viennent de se tenir au Cameroun pouvaient-elles échapper aux enjeux nationaux du moment ? Inévitablement, le débat passionné pour ou contre la modification de la constitution a pris le pas sur les questions de proximité finalement très peu évoquées par les candidats. L’opposition a battu campagne, demandant aux électeurs de ne pas donner au président Biya, les moyens de s’éterniser au pouvoir. Elle répondait ainsi au Rdpc, le parti au pouvoir, qui a placé le président  au centre de sa campagne électorale. Paul Biya a pourtant été reconduit à la tête du pays il y a trois ans seulement, lors de la présidentielle d’octobre 2004 qui lui a octroyé un nouveau mandat de 7 ans ; le second septennat, et donc aussi le dernier, au vu de l’article 6 de la constitution qui limite à deux, le nombre de mandats d’un président à la tête de l’Etat. Seulement, depuis la proclamation des résultats de la présidentielle de 2004, des voix se font entendre dans le camp présidentiel, pour souhaiter la modification de la constitution et donner la possibilité au Prince de solliciter un nouveau mandat. Perspective d’emblée rejetée par l’opposition ; et pas seulement elle.

Jusqu’ici, le Prince dont la parole est particulièrement rare, n’avait pas eu la possibilité de s’exprimer publiquement sur le sujet. Dimanche, au sortir de son bureau de vote, il a été rattrapé par le débat, sous la forme d’une question sibylline posée par un journaliste, Charles Ndongo, qui connaît bien l’homme, maîtrise le sujet et manie à merveille l’art de la subtilité. « Monsieur le Président, beaucoup de choses ont été dites, voire suggérées autour de l’enjeu de ce double scrutin. Qu’est – ce - que vous en attendez, vous-même ? », lui a notamment demandé le journaliste. Allusion manifestement à une opinion ambiante qui prête au Rdpc l’ambition de se donner une majorité confortable dans la prochaine Assemblée nationale, afin de pouvoir, en 2008, modifier la constitution, pour  mettre fin à la limitation des mandats présidentiels, dont la durée serait ramenée de 7 à 5 ans. De la sorte, l’élection présidentielle serait anticipée en 2009 et Paul Biya pourrait s’octroyer un nouveau mandat de 5 ans, jusqu’en 2014, l’année de ses 81 ans !

La réponse du Prince, tout aussi sibylline, est pour le moins surprenante : « (…) je veux que les Camerounais aient pleinement conscience que nous sommes entrés dans un processus démocratique durable. Et que maintenant et à l’avenir, les dirigeants seront toujours choisis suivant le même processus. Ce que j’attends dans l’immédiat, c’est des majorités confortables, qui puissent me permettre de continuer à bâtir et à moderniser le pays ». On peut constater que le Prince distingue deux situations différentes : une qui relève de « l’immédiat » et l’autre qui appartient à « l’avenir ». Il prend surtout la peine de s’inclure dans « l’immédiat » et ne parle de « l’avenir » que de manière globale et impersonnelle. Faut-il en déduire que le Prince s’exclut de « l’avenir » ? Surtout, lorsque le président - qui confiait à Yves Mourousi qu’il souhaite qu’on garde de lui l’image d’un homme qui a apporté la démocratie au Cameroun-, invite les Camerounais à prendre conscience que « nous sommes entrés dans un processus démocratique durable », faudrait-il y lire une indication qu’il est arrivé au bout de la mission qu’il s’était assignée ? Une indication d’ailleurs assortie d’un avertissement à ceux qui spéculent sur la succession : les prochains dirigeants du Cameroun ne seront pas désignés par un homme, ils seront démocratiquement élus par le peuple.

Bien d’éléments militent aujourd’hui pour que le Prince raisonne ainsi et ne s’aventure pas à se représenter au terme de son mandat : son âge vénérable, 74 ans – 78 en 2011- qui invite à une retraite bien méritée. L’usure du pouvoir après une longue et riche carrière administrative et politique. Le contexte international, favorable au renouvellement des élites dirigeantes et hostile à la manipulation des lois fondamentales pour des pouvoirs éternels. Et surtout, une procédure périlleuse de modification de la constitution, un tel projet de révision ne pouvant être reçu - sauf coup de force - , étant donné qu’au vu de l’article 64 de la constitution, il porte manifestement atteinte « aux principes démocratiques qui régissent la République ».  

Alors, le Prince a-t-il déjà fait son choix pour l’après-2011 ? On devrait s’attendre à ce qu’il n’en dise plus davantage et qu’il fasse durer le suspense le plus longtemps possible. D’abord, pour ne pas avoir à se contredire, si jamais il venait à changer d’avis plus tard. Ensuite, parce que le sujet est particulièrement délicat. Il faut bien qu’il reste le seul maître à bord, ne serait-ce que pour garder toute son autorité sur son équipe et éviter que son camp ne se disloque dans une guerre de succession qui pourrait être impitoyable. 

Par melvin - Publié dans : politique
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Mercredi 20 juin 2007

afrik-copie-1.JPG
Voyager par train au Congo...

 

africa1-2-1-.JPG

...ou en pick-up au Kenya. C'est à chacun de choisir.

Par melvin
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Jeudi 14 juin 2007

bello1.jpg

Le Cameroun qui a juste besoin d’un match nul contre le Rwanda ce week-end à Garoua, pour assurer définitivement sa qualification à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, cherche un entraîneur qualifié pour le poste de sélectionneur national laissé vacant l’année dernière par le Néerlandais Ari Haan. Qui sera-ce ? Un nouvel appel d’offre vient d’être lancé par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), pour dénicher l’oiseau rare. Il faudrait l’espérer plus fructueux que le précédent qui a suscité l’intérêt de 42 candidats de 13 nationalités différentes. Entre autres, des Français, des Allemands, des Brésiliens. Certes, mais très souvent du menu fretin ; d’illustres inconnus, des entraîneurs déclinants ou en chômage, prêts à saisir la première perche tendue pour espérer rebondir. Pas en tout cas d’entraîneur à la dimension des légitimes ambitions que les Lions indomptables devraient se donner.

La moisson du premier appel d’offre était si peu qualitative  que le président de la Fécafoot, Iya Mohamed a cru bon d’aller proposer le poste à Artur Jorge, le Portugais qui aurait pu amener les Lions au Mondial allemand s’il avait su se lever de son banc lors du terrible match Cameroun – Egypte du 8 octobre 2005.  Seulement, la perspective d’un retour du moustachu n’a pas l’heur de plaire à tout le monde dans les cercles de décision de Yaoundé où l’on sait avoir la rancune tenace, et où l’on n’a pas oublié l’affront de 2006, avec la démission fracassante du Portugais. Surtout qu’entre temps, Artur Jorge semble lui-même avoir été abandonné par sa science. Depuis son passage camerounais, il n’a pas pu faire mieux qu’une pige infructueuse dans le Golfe persique et une mission de sauvetage en France qui vient de se solder par la déroute du club de Créteil dont il avait la charge et qui est relégué de la Ligue 2 au championnat de National. C’est-à-dire, du championnat de deuxième division au championnat de ligue. Du coup, resurgit la vieille querelle entraîneur étranger ou entraîneur local ? Faut-il à tout prix confier la direction de l’Equipe nationale au premier Européen venu ou ne faudrait-il pas apprendre à responsabiliser des techniciens camerounais dans ce domaine – là aussi ?

Le nouvel appel d’offre lancé par la Fécafoot fait la part belle aux entraîneurs camerounais quelque peu marginalisés par le premier. Ils pourront donc faire acte de candidature. Mais, à l’heure où Cotonsports de Garoua, le club qui domine le championnat camerounais depuis plus d’une décennie, installe des étrangers sur son banc de touche, parce qu’il ne trouve pas d’entraîneur local à sa hauteur, y a-t-il des Camerounais qui soient réellement à la mesure des prochains défis des Lions indomptables, capables de faire le ménage, rajeunir la sélection et rebâtir une Equipe nationale compétitive et conquérante ? Pour la plupart, les entraîneurs locaux actifs sont bien trempés dans les intrigues du milieu, ce qui est loin d’être utile dans la rénovation de l’Equipe nationale. Pratiquement tous n’ont jamais mis les pieds dans un vestiaire professionnel alors qu’ils doivent gérer un vestiaire de professionnels. Certains parmi eux n’ont pas suffisamment de charisme pour pouvoir en imposer même à leurs propres joueurs.  

Reste que la compétence camerounaise dans le domaine de l’encadrement technique ne se limite pas aux deux ou trois entraîneurs locaux qui vont et viennent depuis deux décennies, comme s’ils disposaient de titres fonciers autour des Lions indomptables. Et si on choisissait de regarder au-delà ? Et si l’on décidait de  s’ouvrir à d’autres compétences ? Et si l’on prenait le risque de faire confiance à des noms nouveaux ou à des hommes neufs ? Ces questions, nombre de Camerounais se les posent. Certains voient même en Joseph – Antoine Bell le candidat idoine et ont toujours du mal à comprendre pourquoi cette responsabilité n’a jamais été proposée à l’ancien gardien de buts des Lions indomptables. Depuis une semaine, à Yaoundé comme à Douala, des auditeurs des radios locales n’hésitent pas à solliciter publiquement la candidature de Bell à la tête des Lions. Et pourquoi pas, en effet ?

Joseph – Antoine Bell ne manque pas d’atouts pour le poste. Il a l’expérience et la compétence européennes recherchées, tout en étant Camerounais. Très peu de gens de bonne foi contesteraient sa bonne connaissance du jeu. Footballeur, il a été le modèle de nombre de Lions actuels et aspirants ; il a par conséquent les moyens de remettre un certain ordre dans le vestiaire. De plus, tenu à l’écart de la gestion du football camerounais, il ne manque pas d’idées pour l’aider à rebondir. Un jour du début de la décennie 90, Joseph - Antoine Bell participait à une session spéciale de formation d’entraîneurs de haut niveau, en compagnie d’anciens internationaux français tels que Tigana, Giresse, Fernandez, Amoros et Genghini. Lorsque vint son tour de diriger une séance d’entraînement, Aimé Jacquet, futur entraîneur vainqueur de la Coupe du monde avec la France, tout émerveillé, ne put s’empêcher de s’exclamer : « Le Cameroun a enfin trouvé son sélectionneur ! »

Il avait tort, Aimé. Plus d’une décennie après, le Cameroun cherche toujours un sélectionneur et il refuse d’utiliser celui qu’il a sous la main. Joseph – Antoine Bell, quelle que fût sa science, on n’en veut pas. On peut s’en passer. Et pourquoi Bell ne répondrait-il pas favorablement aux appels publics qui lui sont lancés, en faisant acte de candidature ? Au moins on saurait si le Cameroun, son pays pour lequel il a mouillé le maillot pendant de longues années oserait lui préférer Henri Stambouli – un des entraîneurs français qui parcourent l’Afrique - son remplaçant à Marseille qui se taisait, quand Bell,  capitaine marseillais parlait du jeu.

Par melvin - Publié dans : chez les lions
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